Important Baisse du niveau sonore en concert : "Il y a des salles où on ne pourra techniquement plus jouer"

Le métier en règle général

Image
Répondre
Avatar du membre

Auteur du sujet
On Stage
Fondateur
Messages : 237
Enregistré le : 26 mars 2018, 09:24
Localisation : Paris
Emploi : Tech son
x 2
Âge : 50
Contact :

Baisse du niveau sonore en concert : "Il y a des salles où on ne pourra techniquement plus jouer"

#1

Message par On Stage » 22 août 2018, 11:30

Pour protéger l’audition du public, un décret impose aux salles de concert, aux discothèques et aux festivals de baisser le volume de trois décibels. Une mesure qui risque de toucher plus durement certaines petites salles.

Image

franceinfo – France Télévisions
Mis à jour le 18/08/2017 | 06:13 – publié le 18/08/2017 | 06:13


Ce sont trois décibels qui font déjà frémir certains organisateurs de concerts. Le 1er octobre 2018 au plus tard, le niveau sonore maximum autorisé dans les lieux diffusant de la musique amplifiée passera de 105 à 102 décibels A (dBA), selon un décret paru mercredi 9 août.

Conçue pour "protéger l'audition du public" et "la santé des riverains", cette règle s'appliquera dans les lieux clos (salles de concert et discothèques) ainsi que dans les festivals en plein air, qui n'étaient, jusqu'ici, pas concernés par la réglementation.

Une baisse peu perceptible
Que les mélomanes se rassurent : ils percevront à peine la différence. Leur oreille interne, en revanche, appréciera. Car selon le Centre d'information et de documentation sur le bruit, l'oreille "commence à souffrir sans que nous le sachions à partir d'une exposition à 85 décibels pendant 8 heures".

Conscients du danger, certains gérants de salles s'imposent d'ailleurs déjà des règles plus strictes que celles définies par le décret. A Paris, le texte n'aura "a priori aucune" retombée sur Le Baiser salé, mythique club de jazz d'une capacité de "70 personnes". "Quand on a fait l'étude d'impact, (...) on a vu qu'à 95 dBA on était bien, parce que la salle est petite et que cela ne dérangeait pas les gens autour", se souvient Maria Rodriguez, programmatrice du lieu.

"On ne peut pas se permettre de faire comme dans les années 80, où on jouait à fond sur les amplis. Aujourd'hui, on est plus dans l'harmonie, dans l'écoute."
-Maria Rodriguez, programmatrice du Baiser salé
à franceinfo

A l'autre bout de l'échelle, "les festivals (...) respectaient l'ancienne réglementation des 105 dBA, et parfois même étaient déjà à 102 dBA", affirme Angélique Duchemin, coordinatrice d'AGI-SON, structure créée par les acteurs du spectacle vivant pour traiter ces questions avec les pouvoirs publics.

Suite de l'article...
0 x


Image

Répondre